Les Radicaux de gauche observent avec une profonde inquiétude le déroulement des manifestations de ce samedi 17 octobre.
Les Radicaux de gauche condamnent avec la plus grande fermeté les dégradations et les violences perpétrées en marge des cortèges par des groupes de casseurs. Rien ne saurait justifier la destruction de biens publics ou privés, l’attaque des commerces ou l’agression des forces de l’ordre. Ces agissements violents dénaturent le sens des revendications citoyennes, discréditent le droit d’expression et nuisent d’abord aux travailleurs et aux riverains. Le droit de manifester est un pilier de notre démocratie ; la violence en est la négation.
Toutefois, si la fermeté est nécessaire face aux délinquants, nous déplorons vivement les méthodes de maintien de l’ordre employées par les autorités, notamment à Paris. La consigne du blocage systématique de certains cortèges et l’encerclement de manifestants pacifiques ont empêché des milliers de citoyens d’exercer librement leur droit constitutionnel de manifester.
En répondant à la provocation par une stratégie de tension et de nasses collectives, les forces de l’ordre ont contribué à escalader les violences plutôt qu’à apaiser la situation. Le maintien de l’ordre républicain ne doit jamais devenir une entrave aux libertés fondamentales ni un moteur d’exaspération populaire.
En laissant faire les casseurs et en les mettant en lumière c’est le légitime message de la jeunesse qui est nié. L’Éducation Nationale et l’enseignement supérieur public ont des besoins criants ; parcousup est opaque et hypothèque le libre choix des élèves dans leur propre avenir…
Les Radicaux de gauche appellent à une révision urgente des doctrines de maintien de l’ordre, afin d’assurer la sécurité des personnes tout en garantissant le respect scrupuleux du droit de manifester.
Les pouvoirs publics ne doivent pas laisser une minorité violente confisquer les mouvements sociaux quand les manifestants font preuve de calme et de responsabilité.
La République ne saurait tolérer ni le chaos, ni le déni des libertés publiques.
