Il faut nommer les choses.
Face à la banalisation de propos racistes dans certains médias, et notamment à l’encontre d’élus comme Bally Bagayoko, il est urgent de rappeler une évidence : le racisme n’est pas une opinion mais un délit.
Il faut nommer les choses et agir.
Quand des chaînes d’information en continu multiplient les propos visant des personnes en raison de leur couleur de peau, de leur origine, de leur religion ou de leur histoire familiale, ce n’est plus un “débat d’idées”.
C’est un glissement grave, qui abîme notre espace public, fragilise la cohésion nationale et banalise l’inacceptable.
Comme le rappelle la tribune publiée dans Libération, de nombreuses voix s’alarment de voir certains médias installer, jour après jour, un climat où l’on parle des “Noirs”, des “Arabes”, des “musulmans”, des immigrés ou de leurs enfants comme d’un problème en soi.
Ce n’est pas anodin.
Ce n’est jamais neutre.
Et cela finit par toucher des millions de personnes dans leur dignité, dans leur quotidien, dans leur rapport à la République.
Nous, Les Radicaux de Gauche, portons une République laïque, sociale et profondément humaniste.
Une République qui refuse les discours de peur, qui protège la dignité de chacun, qui ne cède jamais à la facilité de la division.La liberté d’expression est un pilier essentiel.
Mais elle n’a jamais signifié la liberté d’humilier.Le pluralisme n’a jamais justifié la stigmatisation.
Et la République n’a jamais été compatible avec l’essentialisation de groupes entiers de citoyens.
Nous avons collectivement la responsabilité de défendre un espace médiatique qui éclaire, qui élève, qui respecte.
Un espace où l’on débat fermement, mais sans réduire des êtres humains à des catégories fantasmées ou à des identités assignées.
Mais s’indigner ne suffit pas. Il faut agir :
- Agir pour renforcer l’éducation aux médias.
- Agir pour garantir un véritable pluralisme.
- Agir pour que les autorités indépendantes disposent des moyens nécessaires pour faire respecter le droit et rappeler les principes républicains.
- Agir pour que les régulateurs comme l’Arcom se saisissent et prononcent des sanctions éffectives.
- Agir pour que la dignité humaine reste la boussole de notre vie démocratique en ne laissant rien passer car ce résigner c’est accepter.
Parce que la République n’est forte que lorsqu’elle protège tous ses enfants — et qu’elle se donne les moyens de le faire.
