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L’attaque de l’Iran, révélatrice d’une politique extérieure en défaut

Parallèlement au génocide en cours au Proche-Orient, une nouvelle éruption de violence dévaste cette fois le Moyen-Orient, toujours au titre d’agressions dites préventives.

Mais au nom de la France, la politique macroniste refuse toujours d’appliquer les sanctions internationales contre le gouvernement à l’origine de cette violence depuis 1947, affaiblissant ainsi l’ONU.

Après s’être indexée sur les agissements de Donald Trump malgré l’acceptation par l’Iran d’un traité, elle menace d’impliquer notre pays dans une nouvelle aventure, alors qu’au départ les intérêts de notre pays n’étaient pas menacés.

Cette dérive semble avoir plusieurs raisons

  • L’oubli par la politique extérieure française de ses propres principes comme le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, qui n’est pas à réserver au seul peuple israélien. Celui-ci ne saurait être assimilé à la communauté beaucoup plus vaste des citoyens d’origine juive vivant dans différents pays et dont beaucoup réprouvent les crimes sionistes.
  • La conduite exclusive de cette politique par le seul Président, visiblement influencé par la politique d’états étrangers ou les intérêts des lobbies d’armement, qu’il ne faut pas confondre avec une politique de défense indépendante et bien construite.
  • La perte de vue des intérêts politiques, économiques et culturels à long terme de la France, qui sont seule la raison d’être des efforts consentis par le citoyen-contribuable. Et ce, au profit d’une vision type « Axe du Mal », qui menace directement notre sécurité extérieure et intérieure au lieu de l’assurer.
  • L’illusion consistant à penser que l’imposition par la force des volontés d’états devenus voyous à une vaste région pour des motifs principalement économiques et privés voire d’ordre religieux, sous prétexte de libertés et de démocratie, peut assurer une paix durable.

Face à cette situation, que proposons-nous ?

  • La césure notre politique vis-à-vis des Etats-Unis et d’Israël pour leur signifier non en paroles mais en actes que le temps des faits accomplis et des humiliations est terminé et que la France entend défendre sans concession ses espaces politiques, économiques et culturels. Et qu’elle commence à jouer des mesures diplomatiques et de défense dont elle dispose.
  • La rupture progressive des relations avec le régime sioniste s’il n’interrompt pas immédiatement le génocide en cours et ses actes d’agression unilatéraux vis-à-vis de tous les autres pays de la région, ou de piraterie dans les eaux internationales. La constitution d’un front des pays européens pour le respect du droit international avec l’Espagne, l’Irlande, la Slovénie et la Norvège. Il est à préférer à celui constitué avec les marchands d’armes.
  • Le retour à une politique extérieure qui ne soit pas le « domaine réservé » d’un homme seul exposé à toutes les influences et guidé par une idéologie autonome. Cette politique doit être le domaine exclusif de la représentation nationale, l’exécutif étant là pour l’exécuter et non l’imposer. La Constitution doit rapidement être précisée à cet égard.

Notre politique extérieure devra désormais être conforme aux principes généraux de l’ONU et fidèles aux décisions des cours pénales internationales. Elle ne saurait, selon LRDG, se faire qu’à Paris, dans le seul intérêt de la France et du droit des peuples, pour la paix.