Depuis plusieurs jours, partout en France, des lycéennes et des lycéens se mobilisent pour défendre leurs conditions d’études et leur avenir. Ils le font avec courage, lucidité et un sens profond du collectif. Nous les respectons et nous reconnaissons la légitimité de leurs revendications.
Manque d’enseignants, classes surchargées, locaux dégradés, tensions sur les filières, précarité étudiante, incertitudes anxiogènes : rien de tout cela n’est nouveau mais tout cela s’est aggravé. Les jeunes le vivent chaque jour, et ils se mobilisent pour eux-mêmes mais aussi pour celles et ceux qui viendront après eux. Cette mobilisation est un acte de responsabilité civique.
La police a un rôle essentiel : protéger, accompagner, encadrer, jamais réprimer des jeunes qui exercent leur droit constitutionnel à s’exprimer et à se rassembler. Pourtant, gaz lacrymogènes et flashballs ont été utilisés. Nous devons, toutes et tous, réagir.
Nous le (re)disons clairement : aucune violence policière ne peut être tolérée. Les revendications éducatives et sociales appellent une réponse politique, pas une réponse répressive. Les incidents isolés doivent être traités individuellement, sans servir à discréditer l’ensemble d’un mouvement lycéen.
Nous appelons les lycéens à poursuivre leur mobilisation dans le calme, la responsabilité et sans violence. La force d’un mouvement se mesure à sa détermination, pas à l’escalade.
La République doit entendre sa jeunesse. Elle doit lui garantir des conditions d’étude dignes, des personnels en nombre, des établissements sûrs, et un avenir qui ne soit pas synonyme de renoncement.
La jeunesse se mobilise pour sauver l’École.
À nous, adultes et responsables publics, de nous mobiliser pour la jeunesse.
