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Attentat raciste de Trappes : la haine n’est pas une opinion, c’est un délit

Ce vendredi matin, à Trappes et à La Verrière, un homme a ouvert le feu depuis son véhicule sur des passants, tuant une personne et en blessant cinq autres, dont une enfant de 12 ans. Ces victimes ont été visées pour leur couleur de peau et leur religion supposée.

Les Radicaux de Gauche apportent leur soutien aux habitants de Trappes et de La Verrière, ainsi qu’à leurs élus, mobilisés depuis ce matin aux côtés de la population.

Nos pensées vont avant tout aux victimes et à leurs proches : à la famille de la personne tuée, à qui nous adressons nos plus sincères condoléances, et aux blessés, à qui nous souhaitons de se rétablir. Nous saluons également l’intervention rapide des forces de l’ordre et des secours.

Ce crime n’est pas un acte isolé. Après l’assassinat d’Hichem Miraoui à Puget-sur-Argens en 2025, il confirme que le racisme tue en France. Il ne naît pas de nulle part : il se nourrit d’un climat. Depuis plusieurs années, des mots et des insinuations racistes, xénophobes et homophobes se sont installés dans une partie du paysage audiovisuel, répétés jour après jour sur des plateaux devenus des tribunes. À force d’être banalisés, ces discours finissent par désigner des cibles.

Les femmes et les hommes engagés en politique ne peuvent plus laisser faire cette normalisation. Le droit français est clair :

  • la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, renforcée par la loi Pleven de 1972, punit la provocation à la haine, à la discrimination ou à la violence, ainsi que l’injure et la diffamation, en raison de l’origine, de la religion ou de l’orientation sexuelle ;
  • le Code pénal (articles 132-76 et 132-77) fait du mobile raciste ou homophobe une circonstance aggravante ;
  • la loi du 30 septembre 1986 interdit aux services audiovisuels toute incitation à la haine et donne à l’Arcom le pouvoir de sanctionner, jusqu’à la suspension ou au retrait de l’autorisation d’émettre.

Les Radicaux de Gauche demandent :

  1. que la justice poursuive et sanctionne systématiquement les auteurs de propos racistes, xénophobes et homophobes, sans tolérance ;
  2. que l’Arcom fasse pleinement usage de ses pouvoirs à l’égard des médias qui relaient ces discours, y compris par la suspension ou le retrait de leur autorisation ;
  3. que des moyens supplémentaires soient consacrés à la lutte contre le terrorisme d’ultradroite.

Fidèles à l’héritage républicain, laïque et universaliste du radicalisme, nous le rappelons : la liberté d’expression n’a jamais protégé l’appel à la haine.

Face au racisme, l’indifférence est une complicité.